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Catégorie : Connaissances culinaires

Information sur les cuisines du monde

Cépage pinotage, made in South Africa

Cépage pinotage, made in South Africa

Le cépage pinotage, vous n’avez pas été présentés? Normal, c’est un raisin inédit qui vient d’Afrique du Sud… et ô combien les français sont réticents à goûter des vins d’autres pays! Pourtant, les premiers viticulteurs d’Afrique du Sud au XVIIe siècle furent français. On y cultive encore aujourd’hui principalement des cépages français. Mais les Sud-Africains n’en sont pas restés là: ils ont sorti en 1925 leur propre cépage: le pinotage! Fabriqué à partir du pinot noir et de l’Hermitage (autre nom du cinsaut), il donne des vins faciles et superbes incontournable pour qui veut découvrir le terroir sud-africain.

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Cuisine islandaise : entre glace et feu

Cuisine islandaise : entre glace et feu

A première vue, geysers, glaciers, aurores boréales et icebergs nous évoquent l’Islande bien mieux qu’une escapade gastronomique… et pourtant ! Elodie, spécialiste de l’Islande qui travaille chez Marco Vasco connaît quelques secrets de la cuisine islandaise. Entre deux excursions spectaculaires au pays de feu et glace, revigorez-vous à Reykjavík, la capitale vivante et festive de l’Islande. Certains ingrédients y sont préparés de manière unique dans le monde, dans le respect de la tradition ancestrale ou de manière moderne et revisitée. Voici quelques spécialités islandaises étonnantes ainsi que des suggestions d’adresses où vous pourrez les déguster.

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Vin crétois pour vous séduire!

Vin crétois pour vous séduire!

Le vin crétois n’est pas le plus connu de Grèce, pourtant c’est sûrement en Crète que l’on trouve le plus ancien vignoble méditerranéen. Et on peut dire qu’il vaut la peine d’être goûté! C’est que l’on vinifie depuis l’antiquité sur cette île et l’on transporte le vin dans de grandes jarres comme celles retrouvées au palais de Knossos.

Là bas, vous ne retrouverez pas d’amblée les noms des cépages que vous connaissez… Les cépages locaux sont à l’honneur, place au latikio, au kotsifali et au vidiano!

« Les peuples méditerranéens commencèrent à sortir de la barbarie quand ils apprirent à cultiver l’olivier et la vigne »

Thucydide

Il « serait plus facile de compter les grains de sable de la mer que d’énumérer tous les crus grecs ».

Virgile

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La carte postale culinaire de Crête

La carte postale culinaire de Crête

Premier article de ma série spéciale Crête: la carte postale culinaire!

J’ai adoré le concept de cette carte originale, je n’ai pas pu résister à vous la présenter en cette période estivale!

On a l’impression de toujours envoyer les mêmes cartes postales à nos proches… pourquoi ne pas tenter l’option carte postale culinaire? Direction la Grèce pour des cartes/cadeaux contenant des herbes aromatiques!

Carte postale culinaire timbre

Une carte postale originale

De Grèce, on envoie trop souvent des cartes postales de ruines antiques qui ne rendent pas grand chose en format de poche ou des photos de plages avec leur eau azur qui dépriment tous ceux qui sont restés! Avec cette carte, ils ne sont pas intéressés par les vieilles pierres ou dégoûtés de ne pas être au soleil les pieds en éventail: ils peuvent cuisiner grec!

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Un cadeau culinaire

Plus qu’une petite attention pour ses proches depuis son lieu de vacances, cette carte est un véritable petit cadeau. On envoie des herbes aromatiques de Grèce pour que notre familles et nos amis restés à la maison profitent d’un peu de dépaysement.

L’origan pour les légumes, le thym pur les poissons, assaisonnement pour brochettes souvlaki… il y en a pour tous les goûts!

Thym et poisson carte postale culinaire globe tasterOrigan et legumes carte postale culinaire globe tasterassaisonnement souvlaki carte postale culinaire globe taster

Vous craquez sur le concept? Allez voir les détails sur la page Feel Greece

Vin et cuisine coréenne font-ils bon ménage ?

Vin et cuisine coréenne font-ils bon ménage ?

GDD T12 Peut-on trouver un vin qui se marie bien et mette en valeur la cuisine coréenne ?

Voici ce qu’en disent les tomes 12 et 13 des Gouttes de dieu (article de présentation du manga ici)…Mandatés par le chef du département vin de la fameuse corporation des bières Taiyo, Chosuke, Shizuku et Miyabi se retrouvent à devoir trouver de bons vins pour la carte d’un restaurateur coréen qui est convaincu que le vin peut mettre en valeur la cuisine coréenne sans y avoir réussi lui-même…

Quels sont les plats typiques, les produits habituels et les saveurs représentatives de la cuisine coréenne ?

Kimchi : chou mariné au piment (pour donner une idée de la puissance gustative et olfactive de cet aliment, on le met dans un sachet hermétique, lui-même entouré de deux sacs plastiques au frigo pour pouvoir cacher l’odeur…). On le met dans des soupes, des ragoûts et des sautés.
Namul : plat de légumes assaisonnés
Yukgaejang : soupe très épicée au bœuf et à la ciboule
Bibimbap : sauté de riz aux légumes, viande, œuf et piment (photo en haut de l’article)
Samgyetang : soupe au poulet et au ginseng, commune en Corée. Le poulet est farci de riz gluant, marrons, jujubes, ginseng et pignons de pin. Très piquant.
Kojin : ginseng rouge cultivé 6 ans, cuit à la vapeur, séché avec sa peau puis macéré dans du miel. Le ginseng est réputé pour donner beaucoup d’énergie et renforcer les défenses immunitaires.
Jijim ou jeon: plat ressemblant à une crêpe garnie de viande, fruits de mer ou légumes.
Cuisine Yakuzen: cuisine d’origine chinoise où sont mêlés aliments ordinaires te médicinaux. Cuisine au ginseng
Soju : alcool traditionnel coréen, fort, transparent et à base de riz.

Quels vins choisir ? Un cheminement en plusieurs étapes…

Les protagonistes se familiarisent avec quelques plats coréens et se rendent vite compte que le kimchi pique et étouffe l’arôme du vin rouge, que l’odeur d’ail est très forte et qu’elle peut détruire la structure des pinot noir et chardonnay de bourgogne. D’autre part, le ginseng, moins fréquent que le kimchi en cuisine coréenne, à un arôme de terre qui est difficile à assortir.

1er test avec le patron de la chaine de restaurants coréens

Chosuke et Shizuku amènent chacun une bouteille pour essayer de convaincre le chef de la chaine de restaurant que les mariages vin-cuisine coréenne qu’ils proposent sont adaptés.

Le choix de Chosuke : Canneto Fratello d’Angelo 2003, région de Basiliate, Italie, cépage local aglianico, 13€
Chosuke l’a choisi car on y sent des notes d’épices orientales qui peuvent se marier avec les épices coréennes.
Ce vin est testé avec le samgyetang mais trop clair, il ne se marie pas avec l’arôme de terre du ginseng.

Le choix de Shizuku : Héritage de Santa Duc, Rhône, France
Le cépage de syrah utilisé dans le Rhône peut se révéler poivré mais ne convient pas pour autant aux plats pimentés… il convient à certains plats sud-coréens mais testé avec le samgyetang, l’on se rend compte que le piment cache le gout du vin.
Testé avec le kimchi, c’est encore pire car ce vin accroit le piquant du kimchi.

Conclusion : Il apparait clairement à l’équipe que c’est un vrai challenge de trouver un vin qui ne renforce pas le piquant du Kimchi. Aussi Shizuku est alors envoyé en Corée pour se familiariser avec la gastronomie et les boissons coréennes et arriver à trouver les meilleurs vins pour cette cuisine… Accueilli par Sung mi-hee japonophone distinguée de l’antenne sud-coréenne des bières Taiyo, il commence ses recherches au restaurant en se familiarisant avec la cuisine sud-coréenne. Après de nombreuses mésaventures autour du vin, on lui recommande de réfléchir à ce que veut véritablement dire un « mariage »… Oula ! la problématique devient sociale, sentimentale, philosophique, religieuse… ça devient compliqué !

GDD T132nd test : les copains des bières Taiyo restés à Tokyo

Les compères rencontrent une restauratrice aurait entendu parler d’un mariage vin et cuisine thaïlandaise, notamment un cocktail à base de vin qui s’allierait parfaitement avec la fameuse soupe Tom Yam Kung réputée pour son fort goût épicé. C’est un cocktail autrichien pétillant à base de vin blanc mélangé à une boisson pétillante : le spritzer. Miyabi se rend aussitôt compte que ce cocktail atténue sur la langue la brûlure de sa pizza trop épicée pour l’occasion… Elle se dépêche d’envoyer un texto à Shizuku…

3ème test : mariage des saveurs et non mariage des couleurs

Grâce à l’intervention de Miyabi, Shizuku comprend qu’il a été victime d’un obstacle visuel… le kimchi rouge ne doit pas forcément s’accorder avec un vin rouge… même s’il est vrai que la viande rouge est consommée avec du vin rouge en accompagnement et que le poisson blanc est lui accompagné de vin blanc… un mariage ne peut être aussi simpliste ! Finalement, le kimchi et le vin blanc effervescent sont tous les deux piquant à leur manière et pourraient ainsi s’accorder à merveille…à la dégustation « la chaleur picotant la langue du piment du kimchi est comme enrobée par les bulles de ce vin »… pourtant l’arrière-goût pimenté engloutit le fruité du vin….

Maintenant, on sait ce que « mariage » veut dire, il va falloir avoir chercher le vin blanc effervescent qui convient au mieux à ce fameux kimchi!

4ème test : on tape dans la réserve de vins effervescents de la succursale de Seoul…

5.1 Crémant de la Loire non millésimé mais bon marché et populaire : bulles puissantes qui ne perdurent pas, le piment du kimchi est comme abandonné lorsque les bulles disparaissent…

5.2 Crémant de Loire, Monmousseau, plus côté et servi en première classe d’une compagnie aérienne : « malgré la douceur de ses bulles, il révèle graduellement un piquant qui demeure indéfiniment »…Bref, les bulles vont bien. Par ailleurs, le vin est fruité mais peu complexe, aussi le corps profond et l’acidité du kimchi emportent le goût du vin… ~7,5€ au japon

Idée de Sung mi-hee : passer aux vins de seconde fermentation ! La seconde fermentation se produit en bouteille scellée donne un vin effervescent puissant, long en bouche mais encore soyeux… C’est le cas du champagne !

5.3 Champagne de René Joly, blanc de noirs. A base de pinot noir, ce champagne est persistant mais allié au kimchi, le fruité se change en amertume… « Il y a quelque chose en trop et quelque chose qui manque… »

5.4 Champagne Egly-Ouriet, « les vignes de Vrigny » issu de vignes de pinot meunier sur le terroir de Vrigny. Le pinot meunier donne une saveur particulière et pourrait se marier parfaitement avec certains plats mais va dans une direction différente du kimchi…

Idée de Sung mi-hee : choisir un blanc de blancs avec du Chardonnay

5.5 Il faut un champagne blanc des blancs à moins de 25€… Shizuku fait appel à Miyabi qui lui fait une proposition… Shizuku trouve le vin dans la cave et l’adopte immédiatement !
Mais que faire pour les plats en viande ? le champagne ne marchera pas…Mais Shizuku a plus d’un tour dans son sac et se prépare pour le jour de la dégustation vin et cuisine coréenne…

5ème test : la confrontation !

Blanc des Blancs, Marc Hébrart, 100% Chardonnay, premier cru à Mareuil-sur-Ay

L’impression de Shizuku:

« haaa… quel riche, chaud et merveilleux kimchi! L’umami* de plusieurs fruits de mers s’entrelace avec le piquant du piment… oui, c’est vraiment comme la magie des flammes… vous ne trouvez pas qu’on dirait vraiment un spectacle de magie? en un instant les flammes du kimchi s’élevant en brulant sur la langue sont enrobées par les belles bulles soyeuses du champagne, tout aussi piquantes, mais complétement différent… ils se rehaussent l’un l’autre, soulignant leurs umami* respectifs, adoucissant mutuellement leur acidité et comme l’illusion d’un instant, ils se changent en d’innombrables colombes. Ces belles bulles fines qui s’élèvent sans fin sont exactement un vol de colombes blanches disparaissant dans un ciel bleu limpide. »

Vin rouge Gravello 2001, Calabre (Italie), cépages gaglioppo et cabernet-sauvignon

Ce vin est apporté par la fille du chef de la chaine de restaurants… voile ce qu’il déclare:

« Le goût épicé typique, l’umami, et jusqu’à la légère amertume du kimchi forment une telle harmonie qu’il semble être l’une des saveurs vivant depuis longtemps dans ce vin. Elle dans indéfiniment sur la langue »

A sa fille d’expliquer:

« les vignes sont plantées juste à côté d’un champ de piment qui sert pour la cuisine locale….c(ce] sont des raisins qui poussent dans le même terroir que le piment. C’est pour cela que ce vin donne un si merveilleux mariage avec les plats pimentés. »

 

*Umami: l’umami est au japon l’une des cinq saveurs avec le sucré, l’acide, l’amer et le salé. Il faut le comprendre comme savoureux, ou plutôt comme  le nom issu de l’adjectif savoureux.

 

« Les gouttes de Dieu » ou comment les japonais apprennent le vin aux français

« Les gouttes de Dieu » ou comment les japonais apprennent le vin aux français

Les Gouttes de Dieu, un vaste programme œnophile…

Synopsis

Shizuku Kanzaki part à la recherche des 12 Apôtres, les 12 meilleures bouteilles de vin sur la planète sous la forme d’un voyage initiatique dans le monde du vin. Amitiés, fous rires mais aussi rivalités et coups-fourrés, hé oui, « c’est aussi ça le vin… » sont autant de prétextes pour découvrir les vins de l’ancien et du nouveau monde, pour comprendre ce qui font leurs caractéristiques, comment ils sont élaborés et comment les déguster.

Comme l’affectionnerait Rabelais, on alterne entre blagues un peu grossières et érudition dans le domaine œnologique. Shizuku se révèle tour à tour un buveur invétéré dans la peau d’un parfait idiot puis un véritable génie du vin à la sensibilité décuplée et à l’imagination débridée…

shisuku tomme 1

Bien entendu, outre le « wine for wine’s sake », on nous présente aussi le vin comme une partie intégrante de la gastronomie française (et pas que !) et l’on nous enseigne subtilement de quelle façon il s’allie aux plats plus ou moins raffinés. Même sans aimer boire du vin, on aime lire à propos de ce produit qui vient « des hommes, du ciel et de la terre » (comprendre le vigneron, le climat et le terroir) comme aiment à le répéter les personnages…

Un moyen ludique de se rendre compte que l’on ne sait qu’une seule chose sur le vin, c’est que l’on ne sait rien… et heureusement un moyen efficace de combler toutes nos lacunes sur le vin en souriant et en vibrant au rythme de cette épopée humaine formidable !!
Vous serez émerveillés par le Richebourg du domaine de la Romanée-Conti, apprendrez comment un vin peut être le pendant d’un tableau ou d’une montagne, vous brûlerez de vous acheter (à la place de votre télé) un Vosne-Romanée 1er cru Cros-Parantoux de ce bon vieil ami Henri Jayer, vous ne pourrez plus passer devant Nicolas sans vous arrêter et transpirerez à grosses gouttes en voyant un voyant un Château Margaux 1988…
Complètement addictif, faites attention avant de commencer ! Vous allez finir par vous retrouver à faire des blind tests de vin le mercredi soir…

Lors d’un prochain article, je donnerai un exemple tiré du manga: savez vous que la cuisine coréenne et son emblématique kimchi peuvent être sublimée par le vin? (tomes 12 et 13 de la série).

Carte d’identité du manga

Auteur : Tadashi Agi
Dessinateur : Shu Okimoto
Publié depuis : novembre 2004
Nombre de tomes : 44 au japon dont 32 publiés en France à ce jour
Version française publiée par Glénat

Les personnages

Shizuku Kanzaki
Personnage principal du manga, c’est lui qui vous fait rire, lui qui vous désespère parfois par son idiotie et son immaturité, mais c’est aussi grâce à lui que vous êtes embarqués dans cette aventure… Fils du fameux critique de vin Yutaka Kanzaki, il a longtemps refusé de boire du vin et a même décidé de travailler pour une entreprise de bière pour prouver qu’il est un vrai rebelle. Les dernières volontés de son père le plongent dans l’univers du vin qu’il découvre alors à corps perdu, lui si peu connaisseur mais si doué par ce que son père lui a habilement distillé pendant sa jeunesse.
Miyabi Shinohara
Une femme dans un monde d’homme, heureusement qu’elle est là ! En tant qu’apprentie sommelière, c’est elle qui apporte toute la théorie œnologique nécessaire à Shizuku (et au lecteur qui en a bien besoin en fait). Cette présence féminine aux côtés de Shizuku apporte un peu de fraicheur et de gags en tous genres.

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Issei Tomine (ci-contre)
Le grand, ténébreux et impressionnant Tomine est un Grand du vin, un sacré bosseur qui donnerait sa vie pour ce jus divin sans hésiter une seconde… Il séduit les femmes par son assurance et les connaisseurs par sa science œnologique et sa sensibilité hors pair même s’il peut s’avérer parfois assez infect. Il est l’adversaire de Shizuku dans ce duel pour les gouttes de dieu et s’il est incontestablement supérieur au début, il s’avère qu’il grandit lui aussi dans son approche et sa compréhension du vin en même tant que Shizuku.

Informations utiles

Accueil


Le manga a été reconnu comme le « meilleur livre du monde sur le vin » lors du Gourmand World Cookbook Awards 2009.

Bon plan:
Je m’adresse aux addicts qui auront sûrement rapidement besoin de ce bon plan: les mangas peuvent s’acheter d’occasion à Gibert Joseph et Boulinier.

Gastronomia peruana, te quiero!

Gastronomia peruana, te quiero!

A l’occasion de la 12eme édition du festival de gastronomie péruvienne en Bolivie, nous nous sommes rendus au Parque Urbano Central.

40 stands plus alléchants les uns que les autres nous y attendaient… Carnivores, herbivores, chocovores, gourmets, goinfres, connaisseurs et novices ont trouvé leur bonheur…

Il faut dire que la cuisine péruvienne se décompose en 3 grandes régions aux climats différents, issues d’une histoire à plusieurs vitesses et donc sont aussi les 3 grandes aires culturelles du Pérou, à savoir: la zone côtière, les montagnes et hauts plateaux et pour finir la partie amazonienne, de l’autre côté de la cordillère. La cuisine et l’art culinaire est donc bien distinct dans chacune de ces trois zones au vu des aliments différents que l’on y trouve, des habitudes de vie différentes des habitants et des besoins nutritifs variables selon les climats.

Les spécialités Péruviennes de l’Amazonie ou la cuisine de la Selva*:

les aliments de la selva

Les viandes et poissons:le poisson de rivière (Amazone), le poulet, le porc,…

les plats

PerouBolsmall-357Mention spéciale pour le poisson de rivière cuisiné à l’Amazonienne (image ci-contre): assaisonné à la perfection, pimenté au goût de chacun et grillé par l’expert du grill… c’est un goût franchement unique que l’on nous propose.

Juanes: feuille de banane farcie au riz et à la viande, poulet ou porc.

 

 

 

Les spécialités andines ou la cuisine de la Sierra*:

PerouBolsmall-355Les aliments de la sierra

Les viandes et poissons: Alpaga, Cochon d’Inde (cuy*), truite

Légumes et céréales: Maïs et pommes de terre sous toutes leurs formes. La pomme de terre est véritablement la star de la cuisine des andes, elle est déclinée de toutes les façons possibles, et ce même jusqu’à la côte. Les céréales emblématiques sont le quinoa et la maca…

Les plats de la sierra

  • Papa à la huancaina: pommes de terre vapeur et oeufs durs avec une sauce au fromage
  • Papa à l’ocopa: pommes de terre vapeur avec une sauce épicée à la cacahuète.
  • Papa rellena: beignet de pomme de terre fourré à la viande de boeuf. On en trouve à toutes les fêtes de villes et villages et sur les marchés, sous forme de street food principalement.
  • Caldo de gallina*: soupe riche de poulet, légumes et pommes de terre.
  • Cochon d’inde sauté : assurément un plat de fête au vu du coût du cochon d’Inde
  • Picante de pollo: ragoût de poulet épicé

 

Les spécialités de la côte ou la cuisine de la Costa:

PerouBolsmall-348Les spécialités culinaires de la côte utilisent tous les aliments des autres régions et propose les plats les plus élaborés du pays. Le point d’orgue est atteint lorsque l’on goûte la cuisine de Lima. Les plats sont également issus du métissage des cultures qui sont arrivées là bas: espagnole, africaine, chinoise, …

Les aliments de la costa

Les viandes et poissons: poissons de mer, crustacés dont les conchas negras (mollusques noirs des mangroves qui ressemblent aux moules, très réputées dans le ceviche), le poulpe, …

Les légumes et céréales:  la pomme de terre, la tomate, le mais, l’avocat…

PerouBolsmall-350Les plats de la costa

  • Causa Limeña (la photo du titre): C’est un hors d’œuvre à base de pomme de terre qui se présente sous formes de couches: une couche de pomme de terre jaune écrasée et légèrement citronnée (d’où le « limeña ») puis une couche de viande hachée et préparée de de julienne tomate oignons ou encore du thon ou de poulpe puis de nouveau une couche de pomme de terres écrasées. certaines variantes présentent plusieurs étages et différents ingrédients à chaque étage…
  • Arroz* con pato* à la Chiclayana (de la ville de Chiclayo, canard et riz à la coriandre mijotés dans de la bière)
  • Ceviche: marinade citronnée de fruits de mer ou de poisson crus qui « cuisent » dans du citron avec des oignons doux, du piment et de la coriandre. Le plat est un must de la côte et existe dans sa version de Lima ou de Trujillo ou encore des Andes… on accompagne le plat de yucca et patate douce cuits à la valeur, de fines algues, de maïs frit ou de mais à la vapeur (choclo*) le tout présenté sur une feuille de salade. Ce plat est très rafraichissant,
  • Chupe de camarones: soupe épaisse à la crevette et à la tomate.
  • Rocotos rellenos ou poivrons farcis (photo ci-contre): poivrons farcis au fromage et à la pomme de terre, un plat végétarien excellent!

Les desserts

Les aliments dans les desserts

Dulce de Leche: la confiture de lait, une sorte de pâte à tartiner à base de lait et de sucre caramélisé. On l’appelle le « manjar blanco » au Pérou.

les desserts emblématiques

Bunuelos

Suspiro limeño: dulce de leche surmonté d’une meringue à l’italienne.

Buñuelos ou beignets servis avec un sirop de sucre de cane. (photo ci-contre)

Alfajoles: c’est le Prince ou l’Oreo péruvien si l’on veut, c’est à dire deux biscuits entre lesquels on met une ganache ou fourrage sucré… mais attention, ce sont des biscuits sablés fourrés au Dulce de Leche… Plus sucré, ce n’est pas vraiment possible mais c’est excellent…

Mazamorra morada: gelée/pudding/soupe de fruit épaisse à base de maïs violet dans lequel on trouve des morceaux d’ananas.

Glace d’Arequipa: queso helado*

La page facebook du festival de gastronomie péruvienne à La Paz:

http://es-es.facebook.com/FestivalGastronomicoDelPeruEnLaPazBolivia

*Mais oui, je pense parfois aux non-espagnolisants…
Selva: forêt
Sierra:montagne
Queso helado: fromage glacé
Cuy: cochon d’Inde
Arroz: riz
Pato: canard
Choclo: maïs blanc cuit à la vapeur ou bouilli

Caldo de Gallina: soupe de poulet

 

A quien no le gusta el Inca Kola?

A quien no le gusta el Inca Kola?

A quien no le gusta el inca colaL’Inca Kola n’a pas fini de sévir…

La boisson gazeuse nationale du Pérou est sans conteste l' »Inca Kola »… C’est vrai qu’après le Breizh cola en France, le Corsica cola, l’Anjou cola, le Meuh cola de Normandie ou encore le Fada cola de Marseille, on ne voit rien d’innovant à ce « cola des incas »…

Mais ne vous fiez pas au nom, c’est bien plus qu’une réaction très localisée à l’empire de l’ours polaire à la bouteille rouge et blanche, c’est une véritable institution nationale qui ne joue pas du tout sur le même créneau gustatif que le COCA COLA original… La boisson a séduit un large public dès 1935 par son goût original, l’image nationaliste et un prix peu élevé.

Fiche de signalement:

  • Goût: entre chewing-gum et bonbons « oursons »
  • Couleur: jaune vif
  • Origine: une breuvage ancestral péruvien
  • Commercialisation: à partir de 1935
  • Ingrédient principal: la Hierba Luisa (verveine odorante, verveine citronnée ou verveine du Pérou)… elle porte bien son nom, on ne peut pas manquer sa présence dans la boisson
  • Slogans: « Inca Kola sólo hay una y no se parece a ninguna » (1935, Inca Kola est unique et ne ressemble à aucun autre…), puis « El sabor del Peru » (La saveur du Pérou)
  • Mode de consommation: froid et avec des glaçons ou à température ambiante.

Histoire: Apparue en 1935, cette boisson gagne des parts de marché et devance coca cola qui petit à petit reprend du terrain… Jusqu’au jour ou Pepsi sort du Pérou et où, devant le succès de l’Inca Kola, Macdonald obligea Coca Cola  à accepter la vente d’Inca Kola

Ce que l’on en pense vraiment:

Bon, en vrai, c’est bon ou pas ce liquide jaune pétard avec soit-disant un goût d’ourson Haribo?

La vérité c’est que la première fois, ça surprend un peu… Voire on a franchement une moue de dégoût en avalant la première lampée… mais bon comme on est au Pérou et que l’on adore leur nourriture et qu’ils sont tous très sympas, on a envie de faire comme eux et d’aimer l' »Inca Kola »… alors on en boit une deuxième gorgée. Là on se dit que sincèrement, on n’en boira pas de troisième. Ils ont beau être cool les gens de ce pays, ils ne vont quand même pas faire croire aux touristes qu’ils boivent ça le dimanche midi au repas de famille… Après quelques minutes de repos, on ne sent plus qu’un goût de plante, plutôt douce et vaguement réglissée, sur le palais et l’on se dit que ce n’était pas si mauvais en fait. Il faut arrêter de rejeter comme ça tout ce qui est radicalement nouveau pour les papilles… Allez, une troisième lampée ne peut pas faire de mal… mouais, pas si mauvais, la touche bubble-gum est présente, le goût de plante est également là et elles vont même plutôt bien ensemble, mais… disons que l’on irait pas jusqu’à dire que c’est bon!

Finalement, une semaine après, on se retrouve à en commander au resto! et à en boire (parcimonieusement tout de même) avec des plats, en y prenant même du plaisir! C’est vrai que ce n’est pas si mal avec certains plats un peu sucrés… Voila c’est comme tout, il faut s’habituer progressivement…

Finalement, à la fin du séjour, on se demande bien ce que l’on trouvait de mauvais à cette boisson si rigolote! 😉

Où trouver de l’Inca Kola?

  • En France: supermarché « El Inti » à Paris
  • Au Pérou: partout! sur toutes les tables! dans les stands de rue, … et parfois, vous ne trouverez que cela, pas même un bon vieux coca anti-tourista, et ce notamment dans les « Chifas », les restaurants chinois péruvianisés…