Le restaurant de l’amour retrouvé, un livre japonais poétique

Le restaurant de l’amour retrouvé, un livre japonais poétique

« Sur le plan de travail d’une propreté éclatante, outre les grenades, des oignons et de la viande de bœuf attendaient impatiemment d’être cuisinés.
De la paume de mes mains fraîchement lavées, j’ai délicatement effleuré les aliments. Puis, comme on berce une vie nouvelle à peine éclose, un par un, je les ai pris entre mes mains, je les ai portés jusqu’à mon visage et, les yeux clos, j’ai parlé avec eux pendant quelques secondes.
Ce n’était pas quelque chose que l’on m’avait appris et je ne savais d’ailleurs pas exactement quand j’avais commencé à le faire, mais avant de cuisiner, je suivais toujours le même rituel. »

Extrait du livre « Le restaurant de l’amour retrouvé » de Ito Ogawa

le restauarnt de l'amoour retrouve

Synopsis

Au Japon, une jeune femme perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour. Désemparée,elle se tourne vers son unique recours: sa mère qu’elle n’a pas vue depuis des années et qu’elle considère comme une originale, notamment à cause de son animal de compagnie peu commun, Hermès, un cochon apprivoisé. Elle décide de faire de dont elle a toujours rêvé: ouvrir un restaurant! Elle se découvre un don pour rendre les gens heureux à travers la cuisine… elle déploie tout son art pour trouver les saveurs et les textures qui sauront créer des émotions positifs chez ses hôtes. Pour cela elle part à la recherche des meilleurs produits de la nature environnante: navets enfouis sous la neige, plantes aromatiques, grenades… Un livre intime sur le don et l’amour sous toutes ses formes!

Pourquoi lire « le restaurant de l’amour retrouvé »?

  • Plonger dans un Japon rural, proche de la nature
  • Un livre japonais poétique, intime et sensuel
  • Révèle la sensualité de la cuisine : les couleurs, les matières, le respect de la terre

Une femme en grand deuil
Un couple de jeunes amoureux inavoués

Extrait 1

« Le curry de grenade était une recette que je tenais d’un cuisinier iranien, employé au même restaurant turc que moi. Du fait de la profusion de grenades utilisées, c’est un plat à la belle couleur rubis et à la saveur aigre-douce qui agace délicieusement le palais.
La première fois que j’en ai mangé, alors que je n’y avais jamais mis les pieds, j’ai eu l’impression de voir se déployer devant moi les vastes steppes iraniennes couleur sépia. Quand nous ouvririons notre restaurant, avec mon amoureux, nous avions décidé que ce plat figurerait impérativement à la carte, nous le ferions découvrir aux japonais, c’était un curry réellement mémorable. »

Soupe et potiron restaurent de l'amour retrouve juliette Globe TasterExtrait 2

« Je voulais préparer un repas qui, comme la sonnerie d’un réveil, ranimerait ses cellules plongées dans une profonde léthargie, les galvaniserait. […]
Cocktail à la liqueur de matatabi
[…]
Carpaccio d’huîtres et d’amadai
Samyetang de poulet de Hinai entier au shôchû
Risotto de riz nouveua à la poutargue
[…]
Sorbet de yuzu
[…]
Expresso serré
[…]
… sa vie recelait encore une infinité d’univers qi lui étaient inconnus. »

« Enfin, pour la Soupe d’Amour, j’avais mixé tous les légumes que j’avais en stock.
Oignon, poireau, pomme de terre, épinard, potiron, carotte, patate douce, poivron, grande bardane, racine de lotus, radis blanc, chou chinois, chou-fleur, … Et aussi une poignée de cresson cueillie dans le fossé, du céleri seri et du persil mitsuba. Sans oublier la peau du radis blanc cuit en steak et les fanes de carottes.
J’ai goûté une seule cuillérée de soupe, et j’ai failli m’évanouir. IL n’y avait même pas besoin de saler, la saveur des légumes se suffisait à elle-même. »

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